Une cuisine saine commence par des ustensiles sains !

Article mis en ligne par · 16 janvier 2019 ·

L’art de la cuisine s’appréhende dans la transmission d’un héritage et la cuisson est le premier instrument de transformation des aliments. Penser les ustensiles de cuisson, dans l’intégralité de leur cycle de vie, revient donc à une obligation de résultat.

Dans nos récents articles parus à propos des poêles et des cocottes, nous avons pu constater à quel point le secteur des contenants/ ustensiles de cuisine est depuis toujours un fervent défenseur du bien manger. La tradition imprime son ADN dans le bon sens de l’héritage à transmettre aux générations futures, car on retrouve sur ce terrain bon nombre d’entreprises françaises ou étrangères spécialisées de longue date. Leur expertise allant de pair avec un savoir-faire culinaire éprouvé. Si l’art de la cuisine résulte de gestes ancestraux, il se peaufine par des typologies de cuisson qui ont su faire leurs preuves. On pense bien évidemment à la fonte, au cuivre et à la céramique. Le bon sens d’antan a toujours été le meilleur exemple à suivre pour obtenir les meilleurs résultats.

Concocter un plat à partir d’aliments frais de saison, favoriser des producteurs locaux et cuisiner les aliments dans de bons contenants, à la bonne température et dans un temps imparti,
étaient les évangiles de la bible de la cuisine. Aujourd’hui, on y
revient avec une conscience éclairée des dégâts opérés par les
modes de production et de distribution de l’alimentation industrielle, ultra-transformée, mais aussi par la nécessité de réguler notre hygiène alimentaire. Les industriels l’ont bien compris et forts de cette responsabilité sociétale, ils usent désormais de leur maturité, certes pour peaufiner leur stratégie, mais surtout pour valider le choix d’un produit sain et durable. Ici, la mission pédagogique d’accompagnement s’avère incontournable avec des formations, des démonstrations culinaires in situ, des modes d’emploi clairs et transparents.

T&C 565g
Chez Beka, le produit est pensé dans la globalité de
son cycle de vie et sans matériaux chimiques. La marque
sort un packaging révolutionnaire sous forme de coque
en papier mâché comme celui des boîtes d’oeufs. Il a
pour pertinence de protéger le produit pendant son
transport jusqu’à sa destination finale chez le
consommateur tout en facilitant son rangement. Beka

DU BON USAGE DE L’USTENSILE

À considérer les matériaux d’aujourd’hui – fonte, cuivre, inox
18/10, acier, aluminium, céramique… – rien de nouveau sous le soleil sauf à choisir des qualités et une fabrication premium et des traitements respectueux de l’environnement. Désormais multiples. D’où la difficulté de s’y retrouver.

L’offre produits doit se défendre d’un travail de conception qui va dans le sens de son bon usage, condition sine qua none pour préserver la qualité
nutritive des aliments et leur saveur à la cuisson.

Le traitement des surfaces, dès lors qu’il est respectueux pour la santé et l’environnement, c’est-à-dire sans produit chimique (PFAS, PFOA, NMP…), vient diminuer ou annuler tout apport en matières grasses à la cuisson. Pour chaque professionnel ou détaillant, c’est là le b.a.-ba du meilleur conseil à apporter au consommateur.

Table Et Cadeau 565
3 – Chez TIGER, entreprise presque centenaire, la culture japonaise instruit le respect des objets et c’est dans cette optique d’authenticité que la cocotte Maho Nabé fait son entrée sur le marché français, répondan aux exigence de la réglementation européenne REACH Le terme “Mottaïnai” dont le nom est dériv exprime en japonais le regret que l’on peut éprouver face a “gaspillage”. Elle est donc conçue pour être utilisée sur plusieurs générations : les parties abîmées de la cocotte peuvent être changées indépendamment si elles s’altèrent au fil du temps. Sa technologie à double paroi sous vide permet une montée en température très rapide – entre 96 ° et 100 °C – et une conservation optimale de la chaleur hors du feu permettant ainsi de préserver et de révéler les saveurs naturelles des aliments, et, aussi, d’économiser de l’énergie. TIGER

Comme le souligne DE BUYER, “pour une poêle par exemple,
chaque matériau a son intérêt :

l’acier pour saisir, griller, dorer les viandes ; le cuivre pour des viandes en sauce pleines de saveurs ; l’inox pour des légumes croquants et goûteux ; l’anti-adhésif pour préserver la chair des poissons délicats”. Et pour les autres ustensiles de cuisson, les matériaux sont aussi facteurs de différenciation. Pour une cocotte par exemple, si on peut opter pour la fonte ou de la céramique – tous deux garants d’une cuisson saine –, le choix sera alors affaire de poids, de polyvalence, de résistance, de durée de vie, de prix, etc. Pour un cuit-vapeur qui répond intrinsèquement à une cuisson saine, la qualité de l’inox et son épaisseur feront la différence quant à la répartition de la chaleur. Au-delà des matériaux, chaque industriel induit aussi une technologie qui lui est propre et qu’il convient de décrypter, surtout en matière d’anti-adhésif. Et c’est là que le bât blesse ou a blessé ! Il convient de rester des plus prudents quant à l’approche de ce sujet révélé dernièrement par un documentaire présenté au Festival Sundance, “The Devil We Know”, signé de la réalisatrice Stephanie Soechtig.

UN ENGAGEMENT ENVIRONNEMENTAL EXEMPLAIRE

Difficile de rentrer dans les secrets de fabrication de chacun,
mais les bonnes pratiques en matière de politique écologique
relèvent ici de l’exemplarité pour ce qui est des process de production : sourcing de matériaux locaux limité à la France et à l’Europe (DE BUYER), tri de déchets pour favoriser le recyclage, emploi des produits chimiques en consommation énergétique réduits au maximum, emballage à base de matériaux recyclables (carton récupéré chez Mauviel 1830 pour en faire des copeaux protecteurs des ustensiles au moment de l’expédition, absence totale de mousse de polystyrène pour TIGER, moins de pelliculages et moins d’impressions en encres noires et catalogues imprimés sur du papier PEFC pour DE BUYER), recyclage des eaux usées, etc. Le plus souvent implantées dans des territoires d’exception comme l’est la coutellerie de Thiers, ce entreprises veillent aussi constamment à améliorer leur empreinte écologique en participant à l’attractivité de leur territoire rural, en valorisant le savoir-faire artisanal, le made in France, etc. Sur ce secteur, plus
que jamais, le bien-être local est une extension du bien-être jusque dans l’assiette !

T&C 565f
Pour ses ustensiles (casseroles, poêles…),
GreenPanTM met en avant son revêtement antiadhésif en céramique – ThermolonTM – dérivé du sable, qui ne contient ni plomb ni cadmium, sans PFAS et PFOA ni rejet de fumées toxiques, ni effritement en cas desurchauffe. Respectueux de l’environnement, son processus de fabrication consomme moins d’énergie et émet 60 % de CO2 en moins. Ce revêtement est approuvé par la FDA américaine (Food & Drug Administration) et par les autorités sanitaires suisses. Des normes de qualité reprises dans d’autres pays européens dont la Belgique et les Pays-Bas. GreenPanTM
T&C 565
À utiliser au four ou sur tous les feux, sauteuse, cocottes, tajine de la collection Delight sont fabriquées à la main, en
céramique issue de matières durables et d’argiles non traitées pour une cuisine respectueuse des qualités nutritives
des ingrédients. Design Véronique Maire. Emile Henry